La Revue

La revue « Lapsus Numérique »

Le numéro #0 « Que viennent nous dire les Dystopies ? »

Découvrez ici notre revue, Lapsus Numérique, dans laquelle nous vous proposons chroniques, travaux d’artistes, agenda, et des rubriques plus engagées dans le terrain telles que la rubrique Anthropocène qui vous fera découvrir un acteur de terrain (collectif, association…) qui s’attache à mettre les mains dans le social, ainsi que la rubrique Collapsologie qui posera la question : d’autres fins du monde sont-elles possibles ?

La revue sera bientôt disponible dans certaines librairies Marseillaises. En attendant, si vous voulez vous la procurer, contactez-nous via l’onglet « contact » ou sur les réseaux sociaux !

A chaque sortie d’un nouveau numéro (trois numéros par an), le précédent deviens téléchargeable gratuitement ici :

Lapsus Numérique #0


« Que viennent nous dire les Dystopies ? »

Edito par Jeremy Teboul :

Pour ce premier numéro, il nous semble important de définir un peu cet objet qu’est la revue #lapsus numérique. Mais tout d’abord, qui sommes-nous? Psychologues, professeurs, ingénieurs, musiciens, cinématographes, designers, intéressés par les questions de société et de cultures contemporaines, nous sommes une équipe de rédaction pour la revue, nous sommes la Clique Analytique sur les ondes, et nourrissons le site lapsusnumerique.com. À travers une approche des Humanités et de la psychanalyse, nous pourrions peut-être nous définir comme une équipe de recherche, ou en recherche d’éclairage?

Pourquoi le terme de lapsus numérique? Que serait un lapsus numérique? Sigmund Freud définissait le lapsus comme l’émergence inconsciente d’une vérité cachée, à travers un fourchement de langue ou de la main sur le papier, que la personne voulait garder tue et qui pourtant, s’exprime. Aujourd’hui, à l’heure du numérique, l’envoi d’un texto ou d’un mail est conditionné par un correcteur automatique qui, parfois, vient modifier notre message à notre insu, et qu’on envoie quand même. Erreur d’inattention nous justifions-nous souvent, rejetant la faute sur le correcteur, alors que le message envoyé vient traduire on ne peut mieux ce que nous ne souhaitions pas dévoiler à notre interlocuteur. Dans ces conditions, peut-on encore parler de lapsus ou d’acte manqué, de l’émergence de l’inconscient? En quoi le fait qu’il soit numérique le rendrait différent d’un bon vieux lapsus freudien? Même numérique, un lapsus paraît donc pouvoir dire la possibilité pour un énoncé d’être équivoque et prêter à interprétation.

À partir de ce Numéro 0, et de l’hypothèse que la dystopie viendrait révéler les pires aspects de la société pour la critiquer, nous proposons de décortiquer plusieurs des séries à l’affiche afin de relever ce qu’elles pourraient dire de notre actualité, de notre avenir, ou même de nous. En somme, les faire contemporaines. Comment se compose la revue?

Anthropocène : période géologique où les activités humaines ont une influence significative sur l’écosystème terrestre. Cette période peut paraître négative, car elle marque la destruction de l’environnement. Mais il y a aussi des actions marquantes que l’on peut voir chez les humains : qui

sont ceux qui font avancer l’ère de l’Homme? Dans cette catégorie parleront ceux qui agissent au quotidien pour un monde équilibré.

La collapsologie est l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder : doit-on continuer dans la croissance que le capitalisme nous impose? En acceptant que le monde tend à sa perte, commençons à construire gaiement une autre fin du monde, ensemble… Paragraphe

Revue en PDF Bientôt téléchargeable ici !

Lapsus Numérique #1

« Les Murs : et si ils pouvaient Parler ? »

Edito par Romain Marsoul :

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Ils s’érigent, parfois s’effondrent, nous protègent, nous séparent, portent le toi/t. Pour cette édition N°1 l’équipe de Lapsus Numérique s’agrafe aux murs.

Imaginaires, symboliques ou réels, naturels ou de la main de l’homme montés, nus ou habillés, on me souffle à l’oreille que souvent les murs murent, levant dans les plaines des barrières ouvrant à la discorde.

Qu’ils fassent partie de l’Histoire, qu’ils soient l’objet de la colère du voisin, qu’ils viennent border la folie ou le néant, qu’on y appose un verre puis l’oreille pour y écouter au travers, qu’on les mutile ou les décore, qu’ils nous protègent… nous rassurent : les murs sont partout.

Depuis ce jour où nous avons quitté la grotte ils nous accompagnent dans leur formidable ambivalence.

Ils nous rassemblent dans nos divisions, nous ressemblent dans nos aversions et qu’on les coiffe de couronnes christiques à l’aide de barbelés ou les hérisse de bouts de verres coiffés-décoiffés, on ne veut pas qu’ils soient franchis. Franchement.

Alors, d’un côté ou de l’autre de ces miroirs sans reflet, réflexion faite, nous avons décidé de tenter la traversée ensemble.

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